La Loi de finances confirme le rôle central du PER dans la préparation de la retraite, tout en ajustant son cadre fiscal pour éviter certains « effets d’aubaine » dans le cadre notamment des successions.
Ce qu’il faut retenir
Avant 70 ans : plus de souplesse pour optimiser ses déductions d’impôt
A compter de l’imposition des revenus 2026 :
- Le report des plafonds de déduction non utilisés passe de 3 à 5 ans ;
- Chaque membre du foyer fiscal peut lisser ses versements et optimiser sa déduction sur un horizon plus long.
Après 70 ans : fin des avantages fiscaux à l’entrée
💡 « Après 70 ans, le PER fonctionne comme un PER à versements non déductibles : pas d’avantage fiscal à l’entrée, mais une sortie en capital non imposée hors gains, selon des règles inchangées. »
À compter du 1er janvier 2026, pour les personnes de 70 ans et plus :
- Les versements volontaires réalisés ne sont plus déductibles du revenu imposable ;
- Les sommes issues de l’épargne salariale (intéressement, participation, abondement, PPV, CET…) ne bénéficient plus de l’exonération d’impôt sur le revenu lorsqu’elles sont investies dans un PER ;
- Les cotisations obligatoires ne sont plus déductibles du salaire imposable.
À la sortie du PER :
La loi ne modifie pas les règles de sortie en tant que telles. Elle applique logiquement à la sortie le régime déjà existant des versements non déduits.
- Sortie en capital
- Le capital correspondant aux versements est exonéré d’impôt sur le revenu ;
- Seuls les gains sont taxés (PFU ou prélèvements sociaux selon le motif de sortie).
- Sortie en rente
- Imposition allégée selon le régime des rentes viagères à titre onéreux.
👉 À retenir : La fiscalité des versements effectués avant 70 ans reste totalement inchangée (même si la sortie se fait après 70 ans).